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01/02/2026

La révolution du Un : l’amour comme passage

Écrit par

Picto

Nous sommes en 2026, une année dite année 1 en numérologie, car 2 + 0 + 2 + 6 = 1, et le Un marque toujours le début d’un nouveau cycle, une impulsion première, un mouvement de naissance, de renouveau et de recommencement. Mais le Un porte en lui une tension fondamentale, presque initiatique : celle du Un séparé, l’égo isolé qui se croit seul, et celle du Un de l’Unité, la conscience reliée au Tout, qui se souvient qu’elle n’a jamais été coupée.

Pour moi, 2026 marque l’entrée dans une accélération encore plus dense d’un grand écart devenu presque insoutenable : d’un côté, la folie de certains pouvoirs que nous observons sur la scène mondiale – aux États-Unis, en Russie ou en Iran – et de l’autre, l’explosion des inégalités, avec des riches dont la richesse s’est accrue de manière exponentielle en 2025 pendant que les pauvres s’appauvrissent toujours davantage. Ce phénomène extérieur est, à mes yeux, le miroir fidèle de ce qui se joue dans le système intérieur de chaque être humain, car la violence du monde est l’écho des violences vécues dans nos systèmes familiaux et personnels, et la folie collective que l’on ressent en suivant l’actualité géopolitique résonne profondément avec nos propres folies intimes.

Il devient alors urgent de nous atteler, individuellement et collectivement, à regarder en face nos systèmes névrosés, non pas pour les juger ou les condamner, mais peut-être, enfin, pour les comprendre et les guérir. Dans mon accompagnement thérapeutique, je me heurte régulièrement aux résistances, et je constate avec honnêteté que ce sont souvent les espaces de stages immersifs qui permettent de véritables déplacements intérieurs ; c’est le cas dans les stages de tantra que je co-anime avec TantrÂmour, mais au fond, peu importe la méthode, car pour moi, le véritable vecteur de transformation reste toujours le même : l’amour.

Remettre de l’amour et du lien dans son système intime, remettre de l’humanité dans notre humanité, voilà l’enjeu. Nous arrivons au bout d’un système de consommation excessive, dirigé par nos égos, qui rend ce monde fou et place des fous au sommet, et ce n’est pas nouveau : depuis l’aube de l’agriculture, il y a environ 12 000 ans, nous sommes empêtrés dans le même schéma – consommer, conquérir, performer, accumuler le pouvoir. Le patriarcat, entendu ici comme la domination de valeurs masculines déséquilibrées et non comme une attaque contre le masculin ou les hommes, ressemble aujourd’hui à une forteresse qui se fissure, car un système hors sol, coupé de sa terre, de son terreau féminin, ne peut pas tenir indéfiniment.

Nous ne sommes pas que des têtes pensantes, nous sommes infiniment plus vastes que nos croyances, et pourtant nous nous sommes profondément coupés – de nos corps, de nos ressentis, du vivant. La voie proposée est celle de la conscience de ce que nous sommes réellement : connaissance de soi, regard tourné vers l’intérieur, par l’expérimentation et non par l’intellect, car l’expérience nous révèle que nous ne sommes pas seulement ce personnage, cet égo auquel nous nous identifions. S’identifier uniquement à ce personnage égotique ne peut mener qu’à une folie collective, de l’égo individuel à la conscience universelle.

La voie de passage, c’est l’amour. Dans un monde où les informations nous renvoient sans cesse à la séparation, aux guerres, aux conflits, au stress et à la division, choisir d’y répondre par le lien, l’amour, la compréhension et l’écoute n’a rien de naïf : c’est simplement profondément humain, c’est notre nature même. Nous sommes nés de l’amour, de l’union de deux êtres, et pourtant tant d’entre nous cherchent l’amour comme quelque chose à posséder, oubliant que l’amour ne se possède pas, qu’il est un trésor immatériel, un sentir, quelque chose qui ne s’achète pas et ne se conquiert pas.

Le tantra apparaît alors comme une voie évidente d’accès à soi et à la conscience universelle, une véritable révolution de l’amour, une voie magnifique pour redevenir pleinement humains, homo sapiens sapiens – non pas seulement capables de penser, mais capables de nous savoir conscients. Nous ne pouvons pas continuer ainsi, car cette accélération permanente – consommer toujours plus, toujours plus vite – est une folie, et si nous mettons des fous au pouvoir, c’est aussi parce que cette folie vit en nous tant qu’elle n’est pas conscientisée.

Tourner le regard vers l’intérieur devient alors un acte fondamental, car l’ennemi n’est pas l’autre ; il s’agit de prendre sa responsabilité, d’affronter avec douceur ses ennemis intérieurs. Lorsque nous acceptons de voir le problème en nous, nous découvrons aussi les ressources du changement, à condition de changer de paradigme, celui qui nous fait croire que nous devons nous débrouiller seuls. La maturité, c’est aussi savoir s’appuyer sur un tiers, demander de l’aide sans perdre son pouvoir, car nous portons déjà la solution, simplement en osant faire le chemin, en osant l’expérience.

Se transformer soi-même pour transformer le monde : nous vivons une période charnière.
2 + 0 + 2 + 6 = 1, un passage – du « 1 » de l’égo, isolé et bousculé par la folie du monde, vers le « 1 » de l’Unité, la conscience universelle.

Là où l’égo divise, l’amour relie – et c’est peut-être là que commence enfin notre véritable humanité.

Crédit photo : Le Studio des Etoiles – TantrÂmour Festival 2025

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