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28/01/2026

L’extase comme acte de liberté

Écrit par

Picto

Quand le corps devient le chemin

Il y a des chemins qui ne sont pas intellectuels (malgré ma formation de base scientifique !).
Des chemins qui passent par le corps, le souffle, l’énergie, la sensation.

Dès ma 1ère thérapie psycho-corporelle, à 19 ans, j’ai senti l’importance de passer par le corps. Ma formation de thérapeute a ensuite posé les sources de cette approche qui passe par l’expérientiel.

Ainsi la psychologie biodynamique créée par Gerda Boyesen, qui s’appuie notamment sur la bio-énergie de Wilhelm Reich, m’a appris une chose essentielle : le corps garde la mémoire de tout ce que l’âme n’a pas pu dire.
Les émotions réprimées deviennent tensions.
Les élans empêchés deviennent cuirasses.
Et l’énergie vitale, quand elle ne circule plus, se fige.

Le néo-tantra est venu en parallèle sur mon chemin. Comme une réponse vivante à cette même intuition : la vie, le désir, l’extase ne sont pas des accidents, mais des forces sacrées.
Quand l’énergie circule librement dans le corps, elle ne cherche pas seulement le plaisir, elle cherche la vérité, la présence, l’unité.

Dans les deux approches, il y a ce même fil invisible : retirer les couches de protection qui nous ont permis de survivre, mais qui finissent par nous couper du vivant.
Respirer là où c’était figé.
Sentir là où c’était anesthésié.
Laisser l’énergie traverser là où elle était retenue.

Mon parcours de vie s’inscrit dans cette quête.
Une quête de sens.
Une traversée de blessures psychiques.
Un désir profond de guérison – pas pour devenir « parfaite », mais pour devenir plus vraie.

Longtemps, j’ai cherché l’extase à l’extérieur, par les voyages surtout : je voulais partir loin, très loin. À 20 ans je voulais traverser l’atlantique en bateau, faire un tour du monde à la voile. J’ai ainsi beaucoup voyagé. Puis après un effondrement à 34 ans, j’ai compris au fil du temps que cet état d’extase naît quand le corps, le cœur et la conscience cessent d’être séparés.
Quand on ne fuit plus l’intensité.
Quand on ose habiter pleinement son énergie.

Changer le monde…
Je l’ai rêvé grand. Enfant je voulais être la 1ère femme astronaute française, je voulais aussi comprendre le fonctionnement de l’univers. J’ai hésité à faire des études d’astrophysique, je me suis tournée vers une formation d’ingénieure, approche à mes yeux plus concrète. Bien m’en a pris car cela a constitué de solides fondations pour la jeune adulte éthérée que j’étais.

J’ai compris : changer le monde, cela commence par changer mon propre monde intérieur.
Défaire mes cuirasses.
Réapprendre à sentir.
Réconcilier le corps et l’esprit.

La révolution la plus profonde est silencieuse.
Elle se fait dans le système nerveux.
Dans le bassin qui se détend.
Dans le souffle qui descend.
Dans l’énergie qui circule à nouveau.

Et peut-être qu’au fond, guérir, aimer, ressentir, s’ouvrir à l’extase, ce n’est pas un luxe spirituel.
C’est un acte politique.
Un acte de vie.
Un acte de liberté.

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