1 – L’appel d’une île
L’appel de Corfou
Il existe des lieux qui nous séduisent le temps d’un voyage, et d’autres qui continuent à nous habiter longtemps après notre retour. Corfou fait partie de ces terres-là.
Lorsque nous avons quitté l’île l’année dernière, nous savions déjà, sans vraiment nous l’avouer, que nous y reviendrions. Ce n’était pas seulement un coup de cœur pour la beauté des paysages ou pour la douceur de vivre grecque. C’était une sensation plus subtile, comme si cette île nous avait accueillis avec une qualité de présence particulière, laissant en nous le désir de poursuivre un dialogue qui venait tout juste de commencer.
Cette année, lorsque nous avons préparé nos vacances, de nombreuses destinations auraient pu nous attirer. Pourtant, c’est vers Corfou que notre cœur nous ramenait. Certaines terres semblent nous appeler au moment où nous sommes prêts à recevoir ce qu’elles ont encore à nous offrir.
Voyager autrement
Avec le temps, notre manière de voyager a profondément évolué.
Nous ne cherchons plus seulement à découvrir de nouveaux paysages. Nous voyageons pour rencontrer, pour apprendre, pour nous laisser inspirer, pour sortir de nos habitudes et, parfois, pour nous retrouver.
Chaque voyage devient une invitation à ralentir suffisamment pour écouter ce qui se transforme à l’intérieur de nous. Les lieux nous touchent, bien sûr, mais ce sont souvent les êtres humains, les conversations, les silences et les expériences partagées qui laissent les empreintes les plus durables.
Nous aimons revenir de nos voyages avec davantage que des photographies. Nous rapportons des histoires, des émotions, des idées nouvelles, des rencontres qui continuent à vivre en nous et qui nourrissent naturellement notre manière d’accompagner les autres.
Sur les traces d’Ulysse
Impossible d’être en Grèce sans sentir combien la mythologie continue d’habiter les paysages. Personnellement, lorsque j’étais adolescente, je dévorais les récits inspirés de la mythologie grecque et les versions romancées des épopées d’Homère. Alors, quel bonheur de revenir aujourd’hui sur les traces de l’un de ses héros les plus emblématiques : Ulysse. Parcourir cette terre chargée de récits et de symboles donne soudain une autre dimension au voyage, comme si les légendes prenaient vie sous nos yeux.
Corfou est traditionnellement associée à la dernière étape de l’Odyssée d’Ulysse. Après vingt années d’errance, de combats, de tempêtes et d’épreuves, le héros trouve enfin refuge sur cette île avant de retrouver Ithaque.
Nous aimons cette histoire parce qu’elle dépasse largement le récit antique.
Au fond, chacun de nous connaît son Odyssée.
Nous traversons des périodes de doute, des changements, des pertes, des renaissances. Nous nous éloignons parfois de nous-mêmes avant de retrouver, peu à peu, ce qui fait notre vérité.
L’Odyssée nous rappelle que le voyage ne consiste pas seulement à parcourir le monde. Il est aussi ce long chemin qui nous ramène à notre propre centre.
Nausicaa ou la puissance de l’accueil
Avant de repartir vers Ithaque, Ulysse est accueilli par Nausicaa.
Elle ne le sauve pas par la force. Elle lui offre quelque chose de beaucoup plus précieux : un espace où il peut enfin déposer son armure, reprendre son souffle et retrouver sa dignité.
Cette étape nous touche profondément.
Dans une société qui valorise si souvent l’action, la performance et le dépassement de soi, nous oublions parfois la puissance de l’accueil, de la douceur et du repos.
Le tantra nous rappelle justement que l’ouverture du cœur ne passe pas uniquement par ce que nous faisons, mais aussi par notre capacité à recevoir.
Peut-être est-ce cela que Nausicaa vient enseigner à Ulysse : avant de rentrer chez lui, il doit d’abord revenir à lui-même.
Arillas, un village où souffle un autre esprit
Si nous avons choisi de séjourner à Arillas, ce n’est pas uniquement pour la beauté de sa baie ou de ses couchers de soleil.
Depuis plusieurs décennies, ce petit village de la côte nord-ouest de Corfou attire une communauté internationale en quête de sens, de simplicité et de reconnexion. On y croise des passionnés de yoga, de danse, de méditation, de développement personnel et de spiritualité venus des quatre coins de l’Europe. L’atmosphère qui y règne est singulière : plus paisible, plus ouverte, plus consciente aussi.
Arillas est également intimement liée à l’histoire de la communauté d’Osho. De nombreux sannyasins s’y sont installés au fil des années, contribuant à créer une culture de l’accueil, de la méditation et de la célébration qui imprègne encore aujourd’hui le village. C’est ici également que des artistes mondialement reconnus comme Deva Premal et Miten ont fait leurs premiers pas musicaux, bien avant de toucher des millions de personnes à travers le monde avec leurs chants de mantras.
Cette histoire confère au lieu une vibration toute particulière. Sans être coupé du monde, Arillas semble avoir conservé une âme. Ici, on est loin des stations balnéaires animées uniquement par le tourisme de masse. Les rencontres se font naturellement, les conversations se prolongent face à la mer, et il règne cette sensation rare d’appartenir, le temps de quelques jours, à une communauté internationale où la curiosité, la bienveillance et la joie de vivre créent un langage commun.
Puis il y a le rythme lui-même.
Les matinées commencent doucement. Les oliviers descendent jusqu’à la mer. Les cigales accompagnent les heures les plus chaudes. Les couchers de soleil semblent durer une éternité, invitant chacun à s’arrêter quelques instants pour contempler la lumière disparaître derrière l’île du Dragon.
Dans un monde où tout s’accélère, Arillas nous rappelle qu’il existe une autre manière d’habiter le temps. Respirer, contempler, échanger, danser, méditer… et simplement savourer la beauté d’être vivant.
Gravias, l’île du Dragon
Depuis la plage d’Arillas, notre regard revenait sans cesse vers une petite île rocheuse posée sur l’horizon : Gravias.
Les habitants la surnomment « l’île du Dragon ».
Selon les traditions locales, elle protège la baie depuis des siècles. D’autres évoquent également la présence d’un axe énergétique traversant cette partie de Corfou. Chacun est libre d’y croire, ou simplement de se laisser toucher par la poésie de ces récits.
Pour nous, peu importait finalement l’explication.
Chaque soir, lorsque le soleil disparaissait lentement derrière Gravias, nous ressentions un profond apaisement.
Comme si cette présence silencieuse nous rappelait qu’il existe une autre manière d’habiter le monde : moins dans l’agitation, davantage dans l’écoute.
Le dragon, dans de nombreuses traditions, ne symbolise pas seulement la puissance. Il représente aussi une force créatrice, protectrice et profondément vivante.
Face à Gravias, cette image prenait tout son sens.
Lorsque les paysages deviennent des maîtres
Au fil des jours, nous avons compris que Corfou ne nous offrait pas uniquement de magnifiques souvenirs.
Elle nous enseignait quelque chose.
Elle nous rappelait que ralentir est parfois un acte de courage.
Que les mythes continuent de vivre lorsqu’ils trouvent un écho dans notre propre existence.
Que certains paysages peuvent devenir des maîtres silencieux.
Et que le véritable voyage commence souvent au moment où l’on cesse de vouloir simplement découvrir un lieu… pour accepter de se laisser transformer par lui.
C’est dans cet état d’esprit que nous avons rejoint le Colibri Spirit Festival, sans imaginer que les rencontres qui nous attendaient allaient donner une nouvelle dimension à cette odyssée intérieure.


2 – Se laisser transformer par la rencontre
Un petit Bali au cœur de la Grèce
Quelques jours après notre arrivée, nous avons rejoint le Colibri Spirit Festival, un événement que nous attendions avec beaucoup d’enthousiasme.
Installé sur un magnifique domaine dominant la baie, le lieu est tout simplement spectaculaire. Dès les premiers instants, une sensation difficile à décrire s’installe : une nature luxuriante, des espaces ouverts et une communauté venue des quatre coins du monde.
À plusieurs reprises, nous nous sommes regardés en souriant : « On se croirait dans un petit Bali… en Grèce ! »
Et cette impression n’est pas un hasard. Ayant eu la chance de participer au Bali Spirit Festival, nous retrouvons ici cette même ouverture internationale, cette même curiosité pour le vivant et cette même joie de célébrer ensemble. Avec près de 2 000 participants, le Colibri Spirit Festival est un véritable carrefour de rencontres, où chacun vient autant pour se ressourcer que pour s’inspirer.
Arillas est souvent considéré comme le petit village bohème de Corfou. On y croise une communauté internationale passionnée de yoga, de méditation, de danse et de spiritualité, avec ses codes, son esthétique et parfois même son « dress code » très identifiable. Certains en parlent avec humour en évoquant les spiritual barbies. Ce n’est pas forcément un univers dans lequel nous nous reconnaissons totalement, mais au-delà des apparences, ce qui nous touche reste l’essentiel : la qualité des rencontres, l’ouverture des échanges, la richesse des pratiques et cette formidable envie de célébrer la vie.
Les festivals comme laboratoires humains
Pendant plusieurs jours, nous nous sommes laissés porter par le rythme du festival : concerts sous les étoiles, pratiques corporelles, méditations, cérémonies, sessions d’Ecstatic Dance, rituels dans la mer, baignades, conversations improvisées et découvertes inspirantes. Chaque journée était une invitation à explorer, à ressentir et à s’émerveiller.
Cette expérience nous a également permis de prendre du recul sur ce qui fait, à nos yeux, la richesse d’un festival.
Le Colibri Spirit Festival rassemble près de 2 000 personnes et propose une programmation foisonnante. Son format permet de participer à la journée ou simplement à une soirée, offrant une grande liberté à chacun. Cela crée une dynamique très ouverte, où les participants viennent vivre les moments qui les attirent le plus.
En observant cette organisation, nous avons aussi pris conscience de ce qui nous tient particulièrement à cœur dans la création du TantrÂmour Festival.
Nous avons fait le choix d’un festival à taille humaine, où les participants vivent l’aventure ensemble du début à la fin. Au-delà des ateliers, nous souhaitons créer un véritable contenant, un espace où la confiance s’installe progressivement, où les liens peuvent se tisser au fil des jours et où chacun se sent suffisamment en sécurité pour s’ouvrir à lui-même et aux autres.
Cette différence de format change profondément la qualité de l’expérience. Les ateliers deviennent des étapes d’un même voyage, les repas se transforment en moments de partage, les soirées prolongent les échanges de la journée et, peu à peu, une véritable communauté éphémère prend vie.
Finalement, ce séjour nous a confortés dans notre intuition : si les festivals sont de magnifiques lieux d’inspiration, ce qui transforme le plus profondément une expérience n’est pas seulement la qualité de la programmation. C’est aussi la qualité du lien humain qui se construit entre les participants, l’équipe et les intervenants.
C’est cette dimension que nous avons à cœur de cultiver, année après année, au TantrÂmour Festival.
La joie des retrouvailles
L’un des grands bonheurs de cette semaine était de retrouver les organisateurs du Cocoon Festival, ainsi que plusieurs amis rencontrés quelques semaines plus tôt en Crète.
À peine arrivés, les visages familiers apparaissent. Les sourires s’échangent, les hugs remplacent les présentations et les conversations reprennent comme si nous nous étions quittés la veille.
C’est toujours étonnant de constater à quelle vitesse des liens sincères peuvent se créer lorsque l’on partage des expériences fortes. En quelques jours seulement, certaines rencontres prennent une profondeur que l’on met parfois des années à construire ailleurs.
Au fil des festivals, nous avons le sentiment de voir naître une véritable communauté internationale. Une communauté où les liens ne se tissent ni autour d’une nationalité, ni autour d’une langue, mais autour de valeurs communes : la curiosité pour le vivant, le goût de l’exploration intérieure, la bienveillance et cette envie de continuer à grandir ensemble.
Ces retrouvailles nous rappellent une évidence : les plus beaux souvenirs d’un voyage ne sont pas seulement les paysages que l’on contemple, mais les êtres humains que l’on rencontre en chemin. Ce sont eux qui donnent une âme aux lieux et qui nous donnent envie, un jour, d’y revenir.
Captain Sab prend la barre
Chaque voyage est une invitation à vivre de nouvelles expériences et ce fut mon tour.
Lorsque l’idée est venue de louer avec nos amis autrichiens, un petit bateau à moteur, je n’ai pas vraiment hésité. J’y ai vu une belle occasion de me jeter à l’eau… au sens propre comme au figuré !
Si je n’avais encore jamais piloté de bateau à moteur (malgré mon permi bateau !), la navigation ne m’était pourtant pas totalement inconnue. Entre vingt et trente ans, j’avais eu la chance de passer beaucoup de temps sur des voiliers, des souvenirs qui ont naturellement refait surface au moment de prendre la barre.
Quelques minutes plus tard, nous quittions le port avec notre joyeuse petite équipe. Très vite, l’appréhension des premiers instants a laissé place au plaisir. Longer les falaises, découvrir des criques accessibles uniquement par la mer, jeter l’ancre pour une baignade improvisée, partager un smoothie ou une bonne bière… tout semblait célébrer cette journée de liberté.
Et comme souvent dans les plus beaux moments, un surnom est né spontanément : Captain Sab.
Cette expérience m’a rappelé quelque chose de précieux. Nous attendons parfois que toutes les conditions soient réunies avant d’oser vivre une nouvelle aventure. Pourtant, il suffit souvent d’accepter l’invitation du moment, de faire confiance à son expérience, même imparfaite, et de se lancer. C’est bien souvent en avançant que la confiance grandit… et que les plus beaux souvenirs se créent.
Parler anglais… ou apprendre à oser
Un autre défi, plus discret, accompagnait ce séjour.
Pendant ce séjour nos rencontres se sont faites en anglais.
Pour moi, c’était l’occasion de continuer à dépasser une vieille croyance : celle qu’il faudrait être excellent avant d’oser parler.
Et pourtant…
Personne n’attendait une grammaire parfaite.
Personne ne jugeait les hésitations.
Les échanges se construisaient avec simplicité, bienveillance et beaucoup d’humour.
Petit à petit, les phrases devenaient plus fluides, les conversations plus naturelles, et une nouvelle confiance prenait doucement sa place.
Cette expérience dépasse largement l’apprentissage d’une langue.
Elle nous rappelle combien nous attendons parfois d’être « prêts » avant d’oser vivre certaines expériences.
Or la vie nous demande rarement d’être prêts.
Elle nous invite simplement à commencer.












3 – Revenir plus vivant
Retrouver Ishvari avant le TantrÂmour Festival
Parmi les belles surprises que nous réservait ce voyage, il en est une qui nous a particulièrement réjouis : retrouver Ishvari au Colibri Spirit Festival.
Sa présence n’était pas prévue. C’est précisément ce qui a rendu cette rencontre si précieuse.
Pendant plusieurs jours, nous avons eu le plaisir de partager des moments simples, de prendre le temps de nous connaître davantage, d’échanger sur nos parcours, sur notre vision du tantra et sur ce qui nous inspire profondément dans nos pratiques respectives.
Ce temps partagé a donné une nouvelle profondeur à notre collaboration, bien avant de nous retrouver au TantrÂmour Festival.
Nous sommes particulièrement heureux de l’accueillir cette année, car son approche résonne profondément avec ce que nous souhaitons transmettre. Elle relie le tantra à la dévotion, aux rituels, à la beauté du geste, à la symbolique et à cette manière de faire du sacré une expérience vivante, incarnée et profondément humaine.
Nous savons déjà que les ateliers qu’elle proposera offriront aux participants un voyage singulier, sensible et inspirant.
Quand les voyages nourrissent la transmission
Nous avons souvent l’habitude de dire que nos voyages font pleinement partie de notre formation.
Non pas parce que nous y accumulons des techniques ou de nouveaux concepts, mais parce qu’ils nous rappellent sans cesse que la vie est notre premier maître.
Chaque festival auquel nous participons, chaque personne que nous rencontrons, chaque pratique que nous découvrons, chaque conversation au détour d’un repas vient enrichir notre regard et nourrir notre manière d’accompagner les autres.
Nous aimons profondément cette idée que la transmission ne soit jamais figée.
Elle reste vivante parce que nous continuons nous-mêmes à apprendre, à nous remettre en question, à nous émerveiller et à nous laisser inspirer.
Le TantrÂmour Festival est né de cette envie : créer, en France, un espace où se rencontrent les plus belles inspirations glanées au fil de nos voyages, tout en restant profondément fidèles à ce qui nous anime.
Ce que nous rapportons vraiment de nos voyages
Lorsque l’on revient d’un voyage, on rapporte souvent quelques souvenirs, des photographies ou des objets qui nous rappellent les lieux visités.
Mais avec le temps, nous nous apercevons que ce ne sont jamais ces souvenirs matériels qui restent le plus longtemps.
Ce que nous rapportons réellement, ce sont des regards, des conversations, des éclats de rire, des musiques, des danses, des silences, des paysages qui continuent à vivre en nous bien après notre retour.
Nous rapportons aussi davantage de confiance.
La confiance qui naît lorsque l’on ose piloter un bateau pour la première fois.
La confiance qui grandit lorsque l’on parle une langue étrangère sans attendre d’être parfait.
La confiance qui s’installe lorsque l’on réalise que l’on peut toujours apprendre, quel que soit son âge ou son parcours.
Au fond, chaque voyage nous transforme un peu.
Parfois discrètement.
Parfois profondément.
Mais toujours durablement.
Continuer à marcher le chemin
L’une des plus belles leçons que nous offre le voyage est peut-être celle-ci : il n’existe pas de destination finale.
Chaque rencontre ouvre une nouvelle porte.
Chaque expérience fait naître une nouvelle question.
Chaque défi traversé nous invite simplement à poursuivre le chemin.
Nous ressentons une immense gratitude de pouvoir vivre ces expériences ensemble, en tant que couple, mais aussi de pouvoir les partager ensuite avec notre communauté.
Parce qu’au fond, nous ne cherchons pas à transmettre une méthode.
Nous souhaitons partager une manière d’être au monde.
Une manière de rester curieux.
D’oser.
De se laisser toucher.
D’accueillir les imprévus comme des invitations.
Et de continuer à apprendre avec humilité.
Nous croyons profondément que les plus beaux enseignants sont ceux qui restent eux-mêmes des élèves de la vie.
Au fond, le voyage ne s’arrête jamais
En quittant Corfou, nous avions le sentiment de laisser derrière nous bien plus qu’une île.
Nous quittions un lieu qui nous avait rappelé la beauté des mythes, la puissance des rencontres, la joie des défis relevés et cette qualité de présence qui transforme un simple séjour en véritable expérience initiatique.
Pourtant, le voyage ne s’arrêtait pas.
Il continuait déjà en nous.
Dans notre regard.
Dans notre manière d’habiter le quotidien.
Dans les pratiques que nous proposerons prochainement.
Dans les espaces que nous ouvrirons au TantrÂmour Festival.
Peut-être est-ce cela, finalement, le véritable héritage des voyages.
Ils ne nous éloignent pas de notre vie.
Ils nous y ramènent.
Un peu plus présents.
Un peu plus ouverts.
Un peu plus confiants.
Un peu plus vivants.
Et peut-être est-ce aussi cela, le véritable retour à Ithaque : non pas revenir au lieu d’où l’on est parti, mais revenir à celui que l’on est devenu en chemin.
Alors que nous reprenions l’avion pour rentrer en France, une évidence s’est imposée à nous.
Nous ne repartions pas seulement avec de magnifiques souvenirs.
Nous repartions avec une énergie renouvelée, de nouvelles inspirations et une profonde gratitude pour toutes ces rencontres qui, chacune à leur manière, continueront de nourrir notre vie et tout ce que nous avons la joie de transmettre.
Car avant d’être des thérapeutes, des enseignants ou les créateurs du TantrÂmour Festival, nous sommes simplement deux êtres en chemin.
Et c’est peut-être cela que nous souhaitons transmettre plus que tout : le bonheur de continuer à marcher, le cœur ouvert, sur cette merveilleuse odyssée qu’est la vie.


